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Biscuit en grande forme ! Septembre 2007

Voici les dernières nouvelles données par Joëlle...

"Il va très très bien, ce rescapé de l'abattoir, grâce à l'association qui l'a racheté il y a 2 ans maintenant. Il "pête la santé" comme on dit. il fait de jolies ruades, nous accueille avec de jolis hénissements qui viennent droit de son coeur. Il vit une belle vie de jeune retraité. il est heureux tout simplement."

 

 

De bonnes nouvelles de Biscuit !... Juillet 2006

Par Joëlle, sa sauveuse...

 

En compagnie d’Ulysse poney de 20 ans et de Pilou (bouc nain de 8 ans), il profite d’une bonne retraite. Evidemment, nous surveillons de près son alimentation, car notre ami Biscuit est un peu gourmand, voire boulimique. Trop manger n’est pas bon pour sa fourbure (inflammation chronique des tendons). Nous lui parons régulièrement les pieds pour que ses aplombs soient équilibrés. Alors en ce moment, malgré l’abondance d’herbe bien verte et succulente, il se contente de foin. Fin juin, lorsque l’herbe sera moins riche, il pourra en manger, tout comme son compagnon Ulysse.

 

Cela n’a pas l’air de le gêner beaucoup, il nous accueille avec des hennissements sincères et repart au galop dans de jolies ruades. Je ne connais pas la signification de ses hennissements, mais sans tomber dans l’anthropomorphisme, veulent-ils dire : « Bonjour, et heureux d’être en vie… » On peut rêver, en tout cas ses yeux lumineux, plongés dans les miens ne me trompent pas. Cela se sent, ne s’explique pas, ne se dit pas, ne se raconte pas, c’est une bouffée de bonheur à l’état pur !

Malheureusement, il y a quelques semaines mon bonheur a été noirci par le décès d’un de mes chats. Phoebus, trouvé dans les bois, ramené par ma fille, chaton sauvage, en une nuit tu t’es apprivoisé. Câliné et dorloté, tu montais sur mes épaules et aimais à te promener ainsi, ronronnant de plaisir dans le creux de mon oreille. Devenu un gros pépère de 9 ans, tu me cherchais partout dès que je mettais un pied dans le jardin, accourant pour réclamer caresses et bisous sur ta fourrure tigrée. Sur le dos de mon cheval Bambino, tu aimais te lover, mais voilà… Même sur une petite commune de 260 habitants, sur une route large de 5 m, où peu de voitures passent, un chauffard, un fou, un assassin, t’a heurté et a brisé ta vie et mon cœur.

Ce n’est qu’après 2 jours de disparition que nous t’avons vu, vacillant, amaigri, la souffrance se lisait dans tes yeux. Nous avons bien tenté de te soigner, mais le vétérinaire malgré tous ses efforts et nos soins avait diagnostiqué un vessie très touchée, bloquée, du sang dans tes urines, puis tu as vomis du sang, je me doutais de la fin… malgré les piqûres que courageusement tu supportais, dimanche 7 mai, tu t’es endormi pour toujours, soulagé de tes souffrances.

Mais la mienne de souffrance est bien présente. Je ne te vois plus accourir au devant de moi, tu as maintenant rejoins notre petit cimetière à côté de Laïka, bergère allemande, Rouky, Caramel, et Rosbespierre a qui tu ressemblais trait pour trait, et Dolly ma première chienne épagneule breton.

Tous ceux qui ont partagé ma vie et l’ont enrichi. Leçon d’humilité, d’amour, de vérité, de beauté de dignité que nous donnent ces animaux malgré tout ce que l’homme peut leur faire subir.

A toi Phoebus, au paradis des chats, regarde notre vie d’humain, fais que cette race dite supérieure se conduise enfin dignement, qu’elle respecte les animaux sauvages ou domestiques qui nous apportent tant.


Joëlle

 

C'était en 2005... Le destin souriait à BISCUIT et lui sauvait la vie...

Il est des jours, il est des endroits où jamais on n’imaginerait sauver un cheval.

Lors d’un samedi de juin, de passage dans un garage à Auxerre pour changer de véhicule, un homme, pressé, stoppe sa course à la vue de l’autocollant apposé sur la lunette arrière de ma voiture : « NON UN CHEVAL CA NE SE MANGE PAS ! » Lutte contre l’hippophagie. et me dit

« Si vous voulez, j’en ai un (cheval) il est foutu, problème de tendons, je vous le donne… sinon je le mets à l’abattoir pour qu’il ne souffre plus ».Pour moi, inutile de réfléchir, l’instinct, « je le prends, il ne mérite pas une telle fin. ».

Je laisse mes coordonnées, pour qu’il me contacte, attends plusieurs jours, puis sans appel de sa part décide de le rappeler pour fixer un rendez-vous.

Son propriétaire nous explique le vécu de BISCUIT, 16 ans, appaloosa, qui à la suite d’une blessure aux tendons, et à une surcharge pondérale à beaucoup de difficultés à marcher (malgré des soins) et justifie à ses yeux l’envoi à l’abattoir.


Nous rétorquons avec les arguments du cœur, lui montrons les photos de NAONED, le frison sauvé il y a 18 mois –maintenant à la Chaume, et expliquons avec force conviction son histoire, en partie similaire à celle de BISCUIT ;

La partie n’est pas gagnée, le propriétaire reste sur son opinion : « Je ne veux pas qu’il souffre ».

Nous argumentons de nouveau : le camion du boucher, le transport, les gémissements des autres animaux, le couloir de la mort, et cette odeur de mort… ne sont-ils pas autant de souffrance ?

« Je vais réfléchir, je vous rappelle » dit-il. Avant de prendre congé nous lui proposons néanmoins de le racheter au prix de la viande –argument souvent décisif- mais qui ne semble pas cette fois, adapté. « Ce n’est pas le problème », nous dit-il pour conclure nous laissant quelque peu désemparés.

Mais cet état ne dura que quelques instants, bousculé très vite par une irrépressible certitude intuitive, maintenant évidente pour nous : BISCUIT ne mérite pas une telle fin.

Il s’écoulera 15 longs jours, avant que le contact téléphonique tant attendu soit rétabli : « finalement je vous le vends » dit enfin la voix au bout du fil.

En juin, BISCUIT est venu rejoindre les abandonnés, les délaissés, les maltraités de La Chaume.

Je l’ai accueilli chez moi, à Brosses, petit village près de Vézelay. Il va bien et fait un régime alimentaire, pour récupérer la ligne...

BISCUIT vous remercie pour votre aide, même s'il ne saura jamais que sa survie est due à un hasard inouï et à un auto-collant sur une voiture...

Joëlle.

 

Biscuit aujourd'hui...

Chez Joëlle, et avec Rustine, il savourait dès l'autoimne 2005 sa nouvelle vie...